Une nouvelle histoire commence

Une nouvelle histoire commence
Un nuage de mots, quelques phrases à déduire, un étrange entretien... Incompréhensible, n'est-ce pas ? Et pourtant, tout cela a un sens... Mais lequel ?

Il semble penser à quelque chose... Puis, sur une feuille de papier, et d'un mouvement rapide, témoin incontestable de son expérience, il écrit : une nouvelle histoire commence...
« Et voici ma première difficulté... Que dois-je écrire ? Il n'y a rien d'intéressant ici... De l'herbe, du vert, du verre... Ah ! »
Il continue sa réflexion... regarde à droite, à gauche...
« Pourquoi rédiger à la troisième personne... Et pourquoi toujours ce « il », et non « elle » ou « on » ? Les noms de mes personnages ne varient, ils sont toujours similaires... Allez, un élan imaginatif... »
Une jeune femme passe alors devant lui. Il l'observe. Celle-ci est focalisée sur sa conversation téléphonique. Elle n'arrête pas de répondre à des questions...
« Trouvé ! » Et il commence :

Sous une violente chaleur et devant un ordinateur, deux personnages parlementent ensemble. D'un mouvement fugace, témoin irréfragable de son expérience, l'un des deux, vêtu d'un t-shirt rouge, écrit : une nouvelle histoire commence.
L'autre lui demande ensuite : « Es-tu sûr de la véracité de cette phrase ? »
Le premier est pris ensuite d'un rire inextinguible. Il rétorque ensuite : « Mais non, cette phrase n'est pas véridique, elle serait plutôt spécieuse... Et si tu lorgnais la mention création ? Tu pourras certainement inférer que ce blog a été créé il y a environ deux mois, un lundi seize juin deux mille huit, plus exactement... »
L'autre personnage, pris par la curiosité, continue : « Mais alors, pourquoi le nombre d'article que tu as rédigé s'élève-t-il à deux alors que certaines personnes, eux, écrivent une dizaine d'articles, en seulement deux jours. »
Le personnage vêtu d'un vêtement rouge répond ensuite impulsivement : « Et bien... Déjà, je te dirais que les intelligences humaines sont iniques, et que, par conséquent, un être peut rédiger quinze articles en deux jours, et qu'un autre peut en rédiger la même quantité, mais sept fois plus de temps...
- Sois plus concret et ne commence pas à t'engager dans des raisonnements amphigouriques.
- Et bien... J'imputerais le manque d'inspiration et la nonchalance, bien que je l'avoue, deux est un nombre piètre... Il faut avouer aussi que mes articles ont une certaine longueur, et que je n'ai cessé au cours de cette saison estivale de modifier le contenu de ceux-ci, car les précédentes versions ne m'étaient idoines.
»
L'accalmie reprend le dessus durant un laps de temps. L'ardeur est pesante, le flux de leurs exsudations indéfectibles. Le personnage affublé de rouge se lève alors, et demande à l'autre de continuer le cours de leur conversation dans un endroit qu'il ne leur serait pernicieux. Celui-ci suggère son appartement, l'autre de dédaigne pas. Prodigues, ils laissent un pourboire. Après quelques pas dans cette chienlit que l'on nomme « ville », l'autre personnage profère encore des interrogations...
« Mais quels étaient les noms de ces articles ?
- Et bien... L'un était un anathème: le titre ne m'importe, le contenu me porte. Je réfléchis, de manière latente sur les blogs, tout en décriant certains, qui ne recèlent que des billevesées... C'est d'ailleurs l'article avec lequel j'ai débuté ce blog... A mon grand dam, et par inadvertance, dans un moment d'indolence, je l'ai supprimé, mes commentaires avec. L'un d'eux, en sus, se démarquait vraiment, car il participait avec ferveur à ma réflexion.
- Et l'autre, comment il s'appelait ?
- Et bien... Le moustique. Un nom peut-être trop générique. Cet écrit fut engendré par une rencontre impromptue avec un moustique, que je n'ai sans cesse, essayé de tuer... A la base, je l'avais diffusé sur Facebook, mais j'ai décidé de créer une autre version, beaucoup plus drolatique...
- Intéressant... Mais dis-moi, ces articles ne sont pas trop commentés, comment cela se fait-il ?
- Et bien... Peut-être est-ce à cause du vocabulaire que j'use, quelque peu ésotérique par moments... Je ne me targue pas mais il est vrai que le terme « superfétatoire» est peu usité dans notre langue... Il y a bien une dizaine de lecteurs ou lectrices qui s'intéressent à ce que j'écris, je les remercie d'ailleurs... Mais cela viendra. Un jour, j'en trouverai d'autres. Et par la même occasion de nouveaux critiques, ou détracteurs....
»

Il se lève à son tour, s'étire, et plie cette feuille de papier où le peut aviser de nombreux termes biffés. Puis, finalement, il se demande : « Mais pourquoi ai-je écris tout ceci alors qu'il suffisait d'aligner quelques banalités ainsi que la phrase : bienvenue sur mon blog ? »


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# Posted on Sunday, 24 August 2008 at 7:19 PM

Edited on Wednesday, 17 September 2008 at 2:50 PM